Vendredi 16 octobre 2009
La lettre précédente ayant soulevé des débats moult enflammés, je me suis permis d’imaginer celle-ci, écrite depuis l’autre côté de la seringue. Au fur et à mesure que la rédaction avançait, il m’est revenu en tête un one-shot de Franquin paru dans ses Idées Noires, à propos de la peine capitale. Vous le retrouverez en bas de ce billet. Je pense qu'il résume très bien le problème... Bonne lecture !

 

 


 

 

Monsieur le Président,

 

Mon nom est Jerry Helmington. Je travaillais à la Prison de Lucasville, Ohio. J’étais chargé d’administrer l’injection cardiaque aux condamnés à mort. J’ai été poignardé il y a deux jours par un homme cagoulé qui voulait mon portefeuille. Là d’où j’écris, il y a une sorte de tribunal, où des hommes et des femmes sans visage décident du temps nécessaire à la Purification de nos âmes, qu’ils disent. La durée de ma « peine » s’élève à quatre-vingts ans.

 

Ils disent qu’aucun homme d’en bas n’a le pouvoir d’en tuer un autre au nom de la Justice. L’expiation des crimes doit mener au salut de l’âme et relève donc de leur ressort uniquement. Il est donc immoral et barbare d’après eux qu’un autre mortel souille son âme dans le but de décider du droit de vie d’un condamné.

 

Mais comment – je leur ai demandé, Monsieur le Président – comment accepter qu’un meurtrier survive à son crime tandis que sa victime y a succombé ? Ils m’ont parlé alors de la loi du Talion et de son intérêt bassement compulsif. Ils m’ont dit qu’il ne servait à rien de s’abaisser devant la noirceur de l’âme de celui qui a porté le poignard ou le pistolet en répondant par le gaz ou le poison.

 

Alors que faire, Monsieur le Président ? Avons-nous raison de garder la peine de mort dans nos lois constitutionnelles ? En avons-nous seulement le droit ? Chaque jour que l’un d’entre nous applique la peine capitale à un détenu, son âme se perd un peu plus. L’homme avilit l’homme, Monsieur le Président. Celui qui injecte le poison, celui qui juge et ordonne la sentence, celui qui tue… Cette spirale infernale est en train de perdre l’humanité toute entière.

 

Je vous en supplie, Monsieur le Président, pour le salut de centaines d’innocents dans notre pays, faites des congrès, cherchez des scientifiques, des philosophes, des politiciens et trouvez un autre moyen de punir ces criminels. La mort n’est sans doute pas la meilleure méthode de dissuasion. Car nous finissons tous un jour ou l’autre par mourir et comparaitre devant cet ultime tribunal.

 

Ceci est la seule lettre qui m’ait été autorisée d’envoyer. Je vous ai choisi comme destinataire car j’espère intimement que vous étudierez le témoignage posthume d’un homme qui a été abusé par son propre métier.

 

Puissiez-vous vivre avec la satisfaction d’avoir œuvré pour le salut de l’humanité.

 

J. Helmington.

 

Par Lord Myrddin - Publié dans : Corpus "Destination finale"
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Mercredi 14 octobre 2009
Cette lettre a été écrite après lecture de l’article paru dans le Nouvel Obs du 6 octobre dernier, sur le témoignage d'un condamné américain, Romell Broom, sorti vivant de son exécution du 15 septembre 2009. Révélé impossible à piquer, il s’en est sorti avec des contusions et autres traumatismes dus à l’acharnement des infirmiers. Le débat sur les méthodes des injections mortelles aux États-Unis est relancé et rappelle les lentes agonies d’Angel Diaz (décembre 2006), Christopher Newton (mai 2007), Joseph Clark (juin 2008)…


 

Ma petite maman,

 

Ce matin je me suis réveillé dans une cellule à peine plus grande que la précédente. Au départ j’ai cru que l’injection létale, comme ils disent en bas, avait été inefficace sur moi. Déjà qu’ils m’ont loupé pour l’anesthésie… J’ai souffert si longtemps maman ! Pendant que mes muscles grillaient au fur et à mesure que le poison progressait et que l'angoisse m'envahissait, je me rappelais tous les meurtres que j’avais commis. Jamais je ne les ai fait souffrir autant, je te le promets maman. Même si je ne pouvais pas réprimer cette soif de meurtre, je m’arrangeais pour que ce soit toujours rapide.

 

Mais ensuite on est venu me chercher et on m’a emmené devant un tribunal, où on m’a expliqué que je devrais être purifié avant d’élire domicile ici définitivement. On m’a rappelé encore une fois mes crimes, et même ceux pour lesquels on ne m’a pas inculpé. D’ailleurs je suis sincèrement désolé pour Gribouille. J’avais douze ans, maman, je ne savais pas encore que j’étais malade de la tête. Ils m’ont condamné à cent ans de Purification. Il parait que si l’injection s’était bien déroulée, j’en aurais eu pour le double !

 

C’est la dernière fois que je pourrai t’écrire, ma petite maman. Je veillerai sur toi et ta maison dans l’Ohio, je te le promets. On m’a promis de me donner de tes nouvelles. Sois forte, comme tu l’as tellement été. Tu n’es pour rien dans ce que je suis devenu. Papa a toujours eu raison là-dessus : je suis le seul fautif. Il n’aurait pas dû t’abandonner, mais je prie pour qu’il revienne vers toi.

 

Je t’aime.

 

Ton Chris.
Par Lord Myrddin - Publié dans : Corpus "Destination finale"
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Mercredi 14 octobre 2009
Destination finale est un corpus de textes dont le style est exclusivement épistolaire. Le thème choisi m’a été inspiré par le compositeur coréen Yiruma et notamment les morceaux « River flows in you », « Beloved » et « May Be ». Cela justifiera parfois la mélancolie contenue dans ce corpus, mais en aucun cas ne reflète mes propres sentiments. Donc ne vous inquiétez surtout pas, je vais très bien ! 

 

~ Merci à Mélo, alias M², de m'avoir donné l'opportunité de découvrir ce compositeur magistral dont la musique, comme elle pourrait si bien le dire, transporte les âmes au-delà de la sérénité... ~



Émilie, Alexandre, Thomas,

 

Je suis bien arrivé à destination. Vous me manquez déjà, mes enfants. Vous avez si bien parlé pour mon départ ! Emy, je ne veux pas que tu pleures. Je ne suis pas si mal loti que ça, ici. Et puis on me donnera régulièrement des nouvelles de toi et de tes magnifiques jumeaux. Dis-leur que Papi les aime fort.

 

Alex, merci d’être venu. Je sais que nos chemins ont divergé depuis longtemps, et je comprends que tu n’aies plus voulu me voir. Sache malgré tout que je ne t’en ai jamais voulu. Je t’ai fait du mal à toi et à Franck en ne venant pas à votre… mariage, je le sais. Mais le principal est que tu sois heureux, avec lui ou un autre. Je suis fier que tu aies trouvé ta voie, en dépit des obstacles. Je t’aime.

 

Tom, mon petit Tom. Tu as 37 ans, mais tu resteras toujours mon petit Tom. Je vous souhaite tout le bonheur possible – et plus encore – à toi et à Alice. Quel dommage que je n’ai pas eu le temps de connaitre Lucie ! Je ferai une petite prière le jour de sa naissance.

 

Mes chers enfants, même si ma peine de vous quitter est grande, je suis heureux. Heureux de retrouver votre mère, heureux de me sentir libéré de toute contrainte matérielle. Je suis parti serein car j’ai quitté un foyer accompli et une vie bien remplie et vide de tous remords. J’avais 89 ans, ce que je pense avoir été plus que suffisant pour moi.

 

À l’entrée ils m’ont dit que je n’aurai que dix mois de Purification. Rassurez-vous, ce n’est rien comparé aux autres peines. Je n’estime pas avoir vécu comme un saint, loin de là. J’ai fait mes bêtises, comme tout le monde. Mais ils semblent avoir le sens des relativités là-haut.

 

On m’a dit que je n’avais droit qu’à une seule lettre pour le Monde des Vivants. Beaucoup refusent cette offre, pour des raisons aussi nombreuses que louables. Je l’ai prise moi. Je voulais donc vous faire l’adieu que je n’ai eu l’occasion de faire en vrai, vous dire une dernière fois que je vous ai toujours aimés de toutes mes forces. Vivez tant que vous le pouvez, aussi heureux que je l’ai été.

 

Papa.
Par Lord Myrddin - Publié dans : Corpus "Destination finale"
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Mardi 29 septembre 2009

« Le langage SMS est un sociolecte écrit qui modifie les caractéristiques orthographiques voire grammaticales d'une langue afin de réduire sa longueur, dans le but de ne pas dépasser le nombre de caractères autorisé par les messages SMS, ou dans le but d'accélérer la saisie de l'énoncé sur le clavier numérique d'un téléphone.

L'appellation « langage SMS » désigne ainsi, par extension, l'usage de ce type de langage lors d'échanges sur Internet par messagerie instantanée ou courrier électronique, sur les forums Internet et les blogs, ou encore dans les jeux en réseau. L'utilisation du langage SMS sur un autre médium qu'un clavier téléphonique est par ailleurs très controversée. »

Wikipedia, Langage SMS

 

Pour les incultes, un sociolecte est le parler d’un groupe social, au même titre que le Wesh d’ailleurs. Imaginez un peu : la jeunesse d’aujourd’hui, non contente de foirer son éducation en trainant dans les rues tard le soir, fumer des joints et baiser sans capote au lieu de réviser leur brevet ou bac de français, massacre sa langue maternelle en inventant un autre dialecte. Est-ce par snobisme ? Ou bien certains ont été médiocrement influencés par les idées extrémistes indépendantistes corses et basques à tel point qu’ils ont voulu créer leur propre mouvement au sein de leur Cité ?

 

OK, moi-même il m’arrive d’utiliser ce « langage », mais uniquement parce que je n’ai pas de forfait SMS illimité ! Viens sur MSN, envoie-moi un mail ou bien converse avec moi sur FaceBook (article à venir sur ce sujet) et tu remarqueras le soin que j’apporte à ma rédaction. Sous prétexte de gagner du temps et de l’argent, on généralise… C’est pathétique. OUI je suis un militant (quotidien de l’inhumanité…), OUI je m’insurge contre cette facilité débilitante, OUI je suis atterré de voir des étudiants de mon âge, en école d’ingénieur comme moi, écrire à longueur de journée :


« wesh ma gEl tro fort la video T un ouf toi »


« ji vé o métro ! ya 1 aré pa loin su lieu de formation !!! si tu ve kon parte ensembl fé moi signe apL moi ! »

 

Putain mais ça vous arrive jamais d'écrire NORMALEMENT ??? Limite faut lire à haute voix pour comprendre le sens de ce que vous racontez, les mecs... Lire à haute voix… Serait-ce donc ça la raison : écrire comme on parle, du moins aussi vite que la parole ?

 

Au risque de vous surprendre, ce moyen existait déjà depuis l’Antiquité. Les premières utilisations de ce procédé remontent à la retranscription des discours de Socrate par Xénophon, en 430 av. JC. Ça s’appelle la sténographie (du grec stenos, serré et graphê, écriture), ou tachygraphie, qui est « l'art de se servir de signes conventionnels pour écrire d’une manière aussi rapide que la parole » (Wikipedia, Sténographie). Navré de vous décevoir les mecs (et les filles), en vous apprenant qu’on a inventé l’eau chaude bien avant vous, il est donc inutile de revendiquer l’eau tiède.

 

C’est tellement peu glamour en plus, un message écrit de cette façon. Preuve par l’exemple :


Amour mtu & si jne vE dir
Lplésan mal kC 2 mourir:
Tan G gd pEr, kon vEye secourir
Le mal par ki doucmt jsoupir.


Il é b1 vré kma langueur désir
Kavec le tps jme puiss guérir:
Mé jne vE ma dam rekérir
Pr ma sanT: tan me plé mon martir.


Té-toi langueur jsen vnir le jour
Kma métrS apr si lg Cjour
Voyan lsoin ki ronj ma penC


Tte 1 nui folâtrmt méyan
Entr C bra, prodig, ira péyan
Lé intérè dma pN avanC.

 

Ce magnifique sonnet de Pierre de Ronsard (1524-1585), Amour me tue, et si je ne veux dire, comporte 543 caractères (espaces compris). La version « remasterisée » en comporte 396 et tient donc dans 3 textos standard au lieu des 4 prévus. Comme on dit, c’est le geste qui compte, mais ça aurait bien plus de poids s’il était resté sous sa forme originelle, vous ne croyez pas ?

 

La véritable question est la suivante : la société d’aujourd’hui est-elle si pressée que cela pour tout faire dans la précipitation, quitte à bâcler tout ce qu’elle entreprend ? À mon humble avis, nous nous sommes trompés de route voilà bien trop longtemps, et nous avons perdu de vue la qualité et l’efficacité dans l’accomplissement de toute chose. L’homme a perdu le goût des choses simples de la vie en voulant constamment brûler les étapes de son existence. Écrire trop vite et de façon trop bâclée reflète un esprit lui-même hâtif et galvaudé.

 

Enfin, posez-vous tous cette question : vous qui allez si vite en besogne… où comptez-vous aller ?

 

 

(à ceux qui se reconnaîtront dans cette attaque, je ne vous adresse pas mes plus humbles excuses.)

Par Lord Myrddin - Publié dans : Essai - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mercredi 23 septembre 2009
Jacques Salomé a été formateur en relations humaines pendant une vingtaine d'années au cours desquelles il a forgé un corpus théorico-pratique qui le désigne aujourd'hui comme un spécialiste reconnu pour ce qui est de la communication intime et des relations au quotidien de la vie.
(pour de plus amples informations sur ce psychosociologue de renom, je vous renvoie à sa biographie.)

Trois conditions qui permettent de passer de la rencontre amoureuse à la relation de couple



De nombreuses idées sont soulevées ici à partir d'un constat alarmant : 50% des couples en France se séparent.

« Ce n'est pas l'amour qui maintient ensemble deux êtres dans la durée, mais la qualité de leur relation. »

Aimer n'est pas si compliqué en soi. C'est trivialement le résultat de réactions chimiques internes mêlant hormones et récepteurs dans un même corps. En ce point nous ne sommes que des animaux. Ce qui nous différencie du reste du règne animal est la capacité à entretenir, à choyer, à protéger ce sentiment pour le faire durer. La qualité d'une relation passe par le sentiment de réciprocité, à mon sens indispensable car c'est lui qui donne au moins les trois quarts de la force de poursuivre nos efforts. Telle une réaction en chaine, le phénomène est amplifié du moment que l'Autre  y apporte sa contribution, et vice-versa.

Aimer et se sentir aimé suffisent à bon nombre d'hommes et de femmes. Cette « vibration » due à la réciprocité amoureuse est si forte que certains se limiteront à cette idée de bonheur. Mais ce dernier est trompeur. Comment être sûr du bonheur que l'on vit peut durer ? Ou alors on s'en fiche, on sait qu'on passe un moment heureux et la séparation ne nous fait pas peur car elle s'inscrit dans l'ordre des choses. Ce bonheur est donc limité. Car décider de vivre ensemble, avec la pesonne que l'on aime, quelle qu'elle soit, constitue un cap important dans la vie de tout un chacun. Se marier, se pacser ou toute autre forme d'officialisation du couple n'est que le parachèvement de cette décision, l'ultime preuve que l'on veut abandonner le côté simple quoique douillet de la rencontre amoureuse pour entrer dans la relation de couple à l'état pur.

Mais telle une quête, cela implique un chemin initiatique, énoncé par Jacques Salomé sous la forme de trois conditions :

« la capacité à s'allier »

Elle implique une action préalable et incontournable : se délier de tout autre attache amoureuse. Quitter le complexe œdipien et régler tous ses problèmes d'"ex" est un passage obligé à ce déliement. Car comme chacun sait, le doute amoureux mène à la jalousie, la jalousie mène à la douleur, la douleur mène à la haine, la haine mène au côté obscur de la Force... Dans ce cas précis le côté obscur est la solitude forcée suite à la séparation, et il ne nous restera que les cookies qu'on nous a promis pour vous consoler.

« la capacité à s'engager »

Cette notion très rationnelle implique un gros effort d'autonomie, tant sur le plan affectif que matériel et relationnel. Sans vouloir paraphraser M. Salomé, s'engager dans une relation de couple, c'est éviter l'asservissement vis-à-vis des besoins de l'Autre. En effet, vous perdez une partie de la personnalité de votre moitié si celle-ci devient dépendante de vous. Elle sera en quelque sorte différente de celle que vous avez rencontrée avant d'en tomber amoureux. Elle ne sera donc plus dans la capacité de répondre à vos propres attentes et la réciprocité sera rompue. On est loin de l'objectif initial qui était de se rendre responsable de la satisfaction des ses propres besoins et de ceux de son partenaire. Tu parles d'un bond en arrière !

« la capacité à se projeter dans l'avenir »

La rencontre amoureuse est puissante car elle n'existe que dans le présent. Vivre le présent et dans le présent. Ne pas se soucier de l'avenir. Carpe diem. C'est tellement rassurant, tellement simple comme concept ! Mais il exclue tout projet de relation de couple, comme nous l'avons signalé plus haut. La relation de couple, c'est se projeter dans l'avenir, envisager de vivre plus de quelques mois avec son/sa partenaire...
« avoir envie de vieillir avec... la voir comme la mère de mes enfants... » J'ai personnellement vécu ce sentiment. Malheureusement sans réciprocité, mais je l'ai vécu tellement fort que je l'ai cru possible, que je m'en suis servi comme motivation suffisante pour vivre, grandir et aller de l'avant. Peut-être qu'elle me lira, peut-être qu'elle se reconaîtra... je m'en fiche. Je m'y suis résolu, ça fait partie de moi à présent. Je sais que je ne finirai pas ma vie avec elle sous la forme que j'aurais voulue, mais je veux toujours vieillir à ses côtés. L'amitié, si elle est assez forte, a théoriquement la même puissance que l'amour. Mon « rêve de vie » sera différent en bon nombre de points à celui que je m'étais construit jusque il y a un an. Se projeter dans l'avenir c'est savoir également rebondir, ne pas rester statique, dans l'attente et l'espérance.


Développer son rêve de vie permet donc de s'allier sans condition à son amoureuse, de s'engager et de se projeter plus sûrement dans l'avenir avec sa partenaire. Mais « développer un rêve de vie chez l'autre constitue les fondations d'une relation de couple dans la durée. » On retrouve cette idée de réciprocité, mais à toute autre échelle. Nous avons quitté toute notion animale de la rencontre amoureuse. Il ne s'agit plus d'une bataille hormonale, mais bien d'une bataille pour la vie avec sa moitié. Car quand on est avec celle qu'on aime, ni vieillir ni mourir ne font plus peur.
Par Lord Myrddin - Publié dans : Essai
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